Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /2010 13:48

 

Voilà, ça y est, 2010 est là, les bonnes résolutions sont prises, il n’y a plus qu’à … les mettre en pratique !

Comme l’indiquait mon dernier « ptit mot », ma première résolution est d’être heureuse car c’est bon pour la santé. Je l’ai mis en pratique tous les jours et mon plus grand moment de bonheur a été ce dimanche, vous le lirez dans quelques lignes… (patience, patience).

Ma deuxième résolution est d’essayer de prendre le temps. Je suis tombée sur un proverbe africain qui dit : «  Vous avez la montre, nous, nous avons le temps ! » Et ce matin, j’en ai discuté avec des élèves d’une école primaire, que du bonheur ! Entre le temps de faire les devoirs, le temps de goûter, le temps qu’il fera, que du bonheur… mais au final, oui, savoir prendre son temps pour mieux vivre, en voilà une belle philosophie de la vie ; oublier la montre un instant pour se poser, pour écouter, regarder, bref, pour s’épanouir ! Donc, c’est juré, craché, je m’accorde chaque jour MON MOMENT A MOI, et je le revendique. Et vous ?

 

Concernant le calendrier des courses et le programme de la nouvelle saison, je vous dévoile mes objectifs :

-         20 mars : Ecotrail de Paris avec les copains et copines,

-         11 avril : Marathon de Paris, toujours avec les copains et copines et surtout la joëlette,

-         16-17-18 avril : Relais avec Bernard et la joëlette, là, j’attends les copains et copines pour m’accompagner. C’est qui qui veut venir, avec un départ du côté de Rouen, une étape dans le Val d’Oise et une arrivée aux Clayes, un week-end handisport riche en émotion à mon avis, à ne pas rater !!!!!

-         25-26-27 juin : Grand raid du Morbihan, avec le « ptit frère » Denis. Ce sera l’un de mes objectifs, avec ses 177 Kms en moins de 42 H, tout cela au bord de mer, quel pied !

-         Du 15 au 23 août : Thorigny-Châtel en courant, neuf étapes entre 50 et 60 Kms chacune, mon deuxième objectif. Si tout va bien, Pierre assurera la logistique sur ces 490 Kms. J’attends des nouvelles de France Parkinson car je tiens absolument à associer ma course à une association et celle-ci nous concerne directement !

-         27-28-29 août : Si tout va bien, je croise toujours les doigts pour Olivier et Pierre-Louis, le tirage au sort a lieu demain, je serai sur Chamonix pour l’UTMB, mais là, non pas avec un dossard sur le bidon, mais en tant que bénévole sur la course. Ce sera super intéressant, enrichissant et je serai avec « mes fous furieux ». On y croit les petits, on y croit…

-         18 septembre : L’Impérail trail de Fontainebleau et ces 70 Kms,

-         Et pour la fin de l’année, un nouveau 24H.

 

Bon, ce programme me plait bien ; oui vraiment, à souhaiter maintenant que je puisse tout réaliser. Cela pourrait bien être ma troisième bonne résolution, REALISER TOUT CE QUE JE SOUHAITE FAIRE !

 

Après le programme, la pratique. Cette première semaine de janvier s’est déroulée comme pour beaucoup dans le froid et la neige !

Sur mon carnet ont été notés :  

Mardi : Entraînement sur tapis avec 10 Kms, tranquille,

Jeudi : sortie dans la neige et deux séries de 30’30’, en côte et sur du plat,  c’était magique, dur mais magique. Au final, 9 Km au compteur et des joues bien rouges.

Samedi : au lieu de Fontainebleau, je suis montée sur le tapis et je suis partie pour 15 Kms avec un peu de fractionné. Tout cela en regardant « 7 vies », les larmes ont coulées, ce film est vraiment trop beau… Mais promis, je ne fais que repousser la sortie sur les 25 bosses.

Dimanche : balade dans la neige, 16 Kms tranquillement en écoutant le silence et en découvrant de superbes paysages. Mon moment de bonheur a eu lieu juste à la fin de ma sortie. Pendant près de 2 H, j’ai croisé des chasseurs, très polis, très courtois mais je n’ai pas vu une seule « bébête » à poil ou plume !

Et, alors que j’allais terminer mon entraînement, je croise ces messieurs qui quittent leur poste pour se retrouver dans leur cabane. Croyez moi si vous le voulez mais c’est une fois que les chasseurs sont rentrés que le gibier est sorti ! Dans le champ, juste à côté de la maison, se trouvaient 4 chevreuils qui paissaient tranquillement. Je me suis sentie remplie d’une joie, d’un bonheur incalculable en voyant ce tableau. Il suffit parfois de regarder tout simplement.

Si vous voulez zyeuter, c’est par là : 

 

http://picasaweb.google.fr/Izavoineuse/PremieresSorties2010DansLaNeige#

 

Bon, j’espère ne pas vous avoir ennuyé par ce nouveau « ptit mot », je vous dis à la semaine prochaine et en attendant, comme d’habitude,  sportez-vous bien !

 

Iza, pleine de projets

Par Iza
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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 12:37

VOLTAIRE a dit :

 

« J’AI DECIDE D’ETRE HEUREUX PARCE QUE C’EST BON POUR LA SANTE ».

 

Mais qu’est-ce qu’être heureux ?

Le Petit Larousse nous donne cette définition : qui jouit du bonheur, qui est satisfait, qui exprime ce bonheur.

 

Et bien moi, cette définition me convient parfaitement et j’ai donc décidé que cette belle phrase serait ma raison d’avancer pour la nouvelle année.


Oui, j’ose le dire et l’écrire ; j’ai décidé d’être heureuse parce que c’est bon pour ma santé !!!

Oh bien sur, comme tout le monde, je connais et vais connaître des embûches, des difficultés, des moments d’incertitudes, de tristesse, de douleur. Mais au delà de tout cela, il y aura cette pensée positive qui me rappellera qu’être heureux, c’est bon pour la santé. Et il suffit de peu quelques fois pour atteindre cet état. Pour ma part, une lumière le matin, lorsque je pars travailler, lorsque je vais courir. Un regard, une parole, un geste peuvent également mettre du baume au cœur. N’avez-vous jamais été surpris par une odeur qui vous rappelle votre enfance, un endroit qui ressemble étrangement à …

Oui, il suffit de peu pour être heureux, il suffit de savoir prendre son temps, apprécier le moment présent, regarder autour de soi et non pas se regarder, savourer les petites choses de la vie, alors…

…Alors voilà, malgré tous mes « petits problèmes », je ferai tout pour être heureuse et ainsi, faire partager mon bonheur !

Ce sera ma première bonne résolution pour 2010. Et pour vous ???????????????

 

IZA, juste heureuse d’avoir écrit ces quelques lignes

Par Iza
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Jeudi 31 décembre 2009 4 31 /12 /2009 13:05

Je vous souhaite à toutes et tous une très bonne année 2010. Puisse 2009 se terminer dans la joie et le bonheur !

N'oubliez pas de faire vos trois voeux pour l'année à venir et surtout, prenez de bonnes résolutions (courir, courir, courir...).
N'oubliez pas que la vie vaut d'être vécue, il faut simplement savoir l'apprécier.

Je vous embrasse.

Iza qui sait déjà ce qu'elle veut faire pour 2010

nouvel-an-2.jpg

PS : Je voulais vous mettre des photos prises à CHATEL, chez mon NONO, à Noël, mais , j'ai encore perdu mon appareil photo, SNIFF, il y en avait de super belles avec le fiston. Mais bon, le week-end a été riche en émotions, dur pour la sortie course à pied mais surtout, hyper bénéfique pour mon petit moral du moment !!!!

Par Iza
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Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /2009 19:26

PC150042 

Ca y est, le grand jour est arrivé : Le Baptême de la Joëlette des Z’Avoineurs !


Nous avons profité du cross des écoles primaires du canton de Bray sur Seine pour la présenter officiellement et permettre à une élève de participer. C'était ce mardi 15 décembre dernier.

Depuis 13 ans (déjà !!) j’ai pour « mission » de donner le départ de chacune des courses et d’emmener jusqu’au bout les petits loups qui seraient tentés d’abandonner.

Cette année, j’ai accompli mon devoir mais en plus, accompagnée de notre Lulu régional, Christophe pour ne pas le nommer, nous avons emmené Léa, élève de la classe d’Evelyne à Balloy ; cette dernière ne pouvait courir car elle avait un bras dans le plâtre. Lorsque nous lui avons proposé de monter dans le fauteuil, c’est avec un ENORME sourire qu’elle a accepté. Ensemble nous avons couru 1 km sur un terrain de foot bien gelé.

En plus d’avoir pu participer à la course, elle a reçu une coupe, remise par Didier. Voilà une élève comblée qui devait juste encourager les copines sur le bord de la touche !!! Pas mal, non !


Nous sommes vraiment très fiers de pouvoir partager notre passion avec des personnes qui ne le peuvent ; cette joëlette est vraiment un « engin » sensationnel et très bien conçu.


Ce fut sa première sortie mais gageons que très bientôt, elle va reprendre l’air, histoire de faire un petit tour.


Affaire à suivre…


IZA, pleine d'espoir pour l'avenir

 PC150044

Par Iza
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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /2009 14:26

A mon arrivée du CCC je ne voulais plus entendre parler de course et surtout pas de l'UTMB. Mais après quelques jours seulement, et oui, tout a changé et je me suis dit pourquoi pas.

J'ai donc demandé à Iza la marche à suivre car je pensais avoir mes quatre points et là, déception. Il fallait les avoir acquis sur deux courses seulement et ce n'était pas mon cas. Il ne me restait donc plus qu'une seule solution : trouver une course en fin de saison pour gagner ces deux points.

 

« L'ORIGOLE. Quel nom étrange pour une course !.... et pourtant elle le mérite bien ce nom, et des rigoles on va en suivre ou en traverser quelques unes. Côté organisation c’est vraiment nickel. Le balisage était vraiment super. J’ai rarement vu quelque chose d’aussi efficace en course de nuit. Le parcours est terrible, où le mental doit tenir. »

Voilà les quelques commentaires que l'on peut trouver sur cette course que je ne connaissais pas encore il y  a 2 mois.

La course se divise en trois boucles : N° 1 boucle Rouge de 28 km, N°2 boucle Noir de 24 km, N°3 boucle Violette de 22 km.

A chaque boucle, on repasse dans un gymnase, seul point de ravitaillement où il est souvent très difficile de repartir.

Le départ a été donné à 22 h sur la place du village du Perray en Yvelines pour une belle balade de 75 km.

La première partie est réputée pour être très grasse et ce fut le cas dès les premiers kms : première rigole et première chute dans la boue, mais cela ne faisait que commencer. Les chemins étaient remplis d'une couche de boue qui nous recouvrait les pieds jusqu'aux chevilles. Le parcours est vraiment très difficile par moment, avec un final le long de l'autoroute.

A l'arrivée au gymnase, j' étais déjà très fatigué, mais Pierre-Louis était plutôt motivé pour entamer une nouvelle boucle encore plus dure que la précédente bien que plus courte.

 

 

Deuxième boucle

Le départ fut difficile : petits chemins le long d'un canal pour nous amener dans un village que certains connaissent, Auffargis. Là, les choses sérieuses ont commencé. Nous avons quitté la boue pour des petits sentiers  sablonneux en dévers dans les bois et les rochers avec des pentes qui avoisinent les 35%. Bizarrement le moral est revenu dans cette partie pourtant réputée très difficile .

De retour au gymnase, nous avons discuté avec un bénévole qui nous expliquait qu'il venait de faire les 24 h de Paris avec Iza et nous rassurait sur la dernière boucle.

Troisième boucle

Le départ fut terrible. Les jambes ne voulaient plus courir. Pierre-Louis, lui, était toujours en forme et m'a bien aidé car là je me suis posé pas mal de questions, et puis nous sommes repartis quand même avec une allure très cool .

Le circuit traversait cette fois des bois, des sous-bois, des rigoles  avec de la boue, toujours des racines et des feuilles qui rendaient le terrain très glissant .

Le jour se leva enfin dans les bois accompagné de la pluie. Chose étrange : j'ai vu une mystèrieuse personne sans jamais la rattraper, quant à Pierre-Louis, il voyait un chasseur téléphoner (il était tant qu'on arrive !).

Nous sommes sortis d'un bois, nous avons suivi une rigole et nous somme arrivés au gymnase où Marine et Fréderic nous attendaient.

Au final 11h 27 de course pour 75 km et surtout deux points gagnés pour l'UTMB !

Olivier : 41ème, 24ème dans  ma catégorie,

Pierre-Louis : 42ème, 3ème dans sa catégorie,

278 coureurs au départ, 113 à l'arrivée.

 Une course vraiment très difficile pour le morale comme pour les jambes, satisfaits de l'avoir fait car c'était la dernière édition. Ils n'auront plus les autorisations l'année prochaine.

Merci à tout le monde pour les encouragements .

Et bravo à Iza pour cette belle performance


Olivier, qui attend le 23 décembre avec impatience, date d'ouverture des inscriptions pou l'UTMB

Bravo à vous deux pour cette superbe performance ! l'UTMB est à vous, Yes !!!
Par Iza
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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /2009 12:19
Grand-Raid-morbihan.jpg






Allez, on se remet de ce premier 24 H et l'on pense déjà à la suite, à savoir le programme de la saison 2010.
Pour commencer, l'Eco-trail de Paris avec Angélica, Denis, Olivier, Pierre-Louis.
Ensuite le marathon de Paris avec la joëlette, l'équipe est constituée de Carine, Didier, Denis, Jp, Christophe, Arnaud et ma petite personne.
Et l'objectif de l'année le grand raid du golfe du Morbihan, avec Denis, le ptit frère qui en veut le bougre !!!
Ca va être quelque chose à vivre, cela promet ! mais on est hyper motivés !

A bientôt, pour un prochain ptit mot.

Iza, de mieux en mieux dans ses runnings

Par Iza
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 13:23

 

Je ne sais par où commencer, tellement j’ai à raconter et surtout, je ne voudrais rien oublier.

Le monde de l’ultra s’est véritablement ouvert à moi en 2007 avec le CCC qui a été l’étincelle. Il y avait eu MILLAU par deux fois en 2001 et 2006 mais j’ai vraiment pris goût à la longue distance en m’inscrivant sur un forum de course à pied, spécialisé longue distance, pour ne pas le citer, www.ultrafondus.fr. Et là, ce fut « La Lumière », à lire les discussions, les retours d’expérience, je me suis dit que moi aussi, je voulais découvrir ce dépassement de soi, je voulais aller chercher plus loin encore que ce que je connaissais déjà sur le marathon. Et l’ultra fut pour moi la révélation ! Pure folie pour certains mais véritable passion pour moi !

Et, tout naturellement, en lisant les comptes-rendus, les reportages dans ULTRAFONDUS magazine, je me suis mise à rêver de prendre part un jour, à une course horaire. L’idée de courir sur un circuit en boucle pendant plusieurs heures, tel un hamster dans sa roue, me tentait. Bien sur, il existe des 6 H, des 12 H mais je voulais me tester sur un 24 H. Pour moi, cela représente vraiment cette quête intérieure, ce dépassement mental que je recherche.

Car, contrairement aux trails où là, les paysages vous permettent de vous accrocher et de continuer, sur une boucle, c’est vraiment à l’intérieur que l’on va chercher pour finir ! Et l’occasion s’est offerte à moi pour le téléthon 2009, alors courir pour une bonne cause, c’était évident, je me devais d’aller sur PARIS pour mon premier 24 H.

Neuf semaines de préparation se sont écoulées, cela a été rapide et ce vendredi 04 décembre, à 14 H, nous avons pris la route avec Pierre, direction la Concorde. Arrivée sur place, alors que Pierre cherche une place pour se stationner, je file récupérer mon dossard N° 178 et reçois également une superbe médaille pour l’occasion. Je fais connaissance d’autres coureurs, on cherche un peu les infos sur la course, j’y suis, depuis le temps que j’attendais ce moment, ça y est, il n’y a plus qu’à !

Avec Pierre, nous avions prévu toute une logistique mais qui ne servira strictement à rien, car pas ou peu de place pour laisser les sacs et pas d’endroit pour Pierre pour se reposer, ou alors, il faut qu’il traverse la Seine et lui ne veut pas me quitter, c’est beau l’amour. Alors, son TELETHON à lui sera de faire 24H (voir plus) entre le jardin des Tuileries et la voiture !

Allez, le départ est enfin donné avec quelques minutes de retard, un petit bisou à mon chéri et nous faisons un petit tour d’honneur avec l’organisation du Téléthon. Il fait déjà bien nuit mais l’ambiance est là, quelques uns sont déguisés, comme Le Bagnard et son boulet, Chtigrincheux habillé en jolie demoiselle, l’équipe féminine des Kikourou. Je fais connaissance de certains UFO. Etrangement, je n’ai pas la gorge serrée, est-ce bon signe, je ne le sais mais je me sens sereine.

En tout cas, tourner pendant 24 H sur cette boucle de 500 m ne me fait pas peur, je suis prête dans ma tête. En plus, nous avons la chance de courir dans le jardin des Tuileries, face à cette superbe grande roue qui va nous tenir compagnie, la Tour Eiffel n’est pas très loin et scintillera pour nous à plusieurs reprises. Et puis ces sirènes qui vont régulièrement me tirer de mes rêves, de mes interrogations, pour me remettre « les pieds sur terre ». Argh, l’ambiance parisienne pour moi qui suis dans un petit village de 600 âmes, quel changement !

Les premières heures se passent sans grande difficulté, je cours un bon moment avec Roger, un ancien pompier de Paris, me retrouve seule un court instant (sur 24 H, c’est sur !) et je fais connaissance de Laurent, un UFO, LAU,  qui va m’accompagner pour quelques tours. Il travaille sur Paris et sera le samedi matin sur le circuit avec ses collègues de travail. Mais avant de rentrer chez lui, il a souhaité participer à sa manière au Téléthon en nous accompagnant, sympa non ?!

Denis, mon ptit frère, est même venu me soutenir, accompagnée de sa petite femme. J’étais heureuse de les voir. Ils m’ont fait chaud au cœur.

Les heures s’égrainent, le vent s’invite, la pluie fait de même et là, c’est le calvaire. Je savais que ce serait difficile mais là, le froid, l’eau, la fatigue, je me pose des questions. Il est 04H15 et je file faire un tour chez les élèves ostéo. J’attends un bon moment avant de pouvoir m’installer sur la table, normal, je ne suis pas la seule à avoir des petits bobos. Mais, une fois allongée, Dieu que c’est bon. Il me manipule le talon gauche qui recommence à me chatouiller, vérifie le dos, les jambes et après environ 40 minutes, me voilà de nouveau dans le froid et le noir. Je me dépêche de me remettre dans le circuit, histoire de me réchauffer. Heureusement l’organisation a été au top et nous a prévu de la soupe bien chaude, du café et du thé pour la nuit. On a même retrouvé sur la table du ravito des nuggets, des ailerons de poulet, des pâtes réchauffées dans une friteuse, oui c’est possible, et plein d’autres choses, bref, elle nous a gâtés.

Cela fait un bon moment que j’alterne course et marche, trois tours en courant et un en marchant. Mais vers 06H, je n’en veux plus, la nuit est trop longue, trop froide, trop, trop, trop, c’en est trop et décide de m’arrêter un moment pour me reposer, alors que je ne voulais absolument pas le faire ! Mais là, courir me fait trop mal et lorsque je marche, je m’endors. En plus, il n’y a vraiment pas grand monde sur la boucle, je me sens un peu seule ! Je me pose donc sous la tente « du comptage et ravito » pour 20 bonnes minutes. Je repars mais très vite, je revis le même calvaire. Est-ce possible, est-ce raisonnable, est-ce tout simplement sérieux que de continuer ainsi ? Je me suis posée ces questions et je n’ai trouvé qu’une seule réponse : OUI, le faire pour moi comme je l’avais souhaité et surtout, le faire pour tous ces malades, dont Pierre, qui sont en attente de progrès de la médecine, alors, oui, surtout pour eux, je me dois de continuer. Pendant ce laps de temps, Denis, le frangin, m’appelle pour avoir des nouvelles. Au son de ma voix, il n’a qu’un conseil, celui de l’arrêt, de l’abandon, il a peur que je me blesse pour la suite, que je finisse avec des séquelles. Je lui rappelle (il l’a vécu sur le CCC avec moi) que le corps et la tête sont de merveilleuses machines qui peuvent très vite repartir, que cela va aller mieux et que j’irai jusqu’au bout. Est-ce qu’il a été mon déclic, peut-être car je suis repartie ! Je me suis changée, j’ai mis les écouteurs et, sur un rythme très cool, je suis repartie, course-marche, course-marche mais repartie.

Vers 07H45, le ciel commence à changer, le jour pointe son nez, ouf, cela fait du bien. En plus, l’organisation nous ramène des croissants, quel pied ! Hum, moi qui ne suis pas du tout viennoiserie, j’ai adoré, allez, deux points en plus pour le moral.

Et ce qu’il y a d’étonnant, c’est que à ce moment, je me dis qu’il ne reste plus que 10 heures de course, que c’est bientôt fini ! 10 heures de course ! Bientôt fini ! Non, non, je ne suis pas folle, pour moi, il n’y avait plus rien à faire, ou du moins le plus gros était derrière moi  et qu’à ce moment de l’épreuve, les heures ne représentaient plus 60 minutes ni 3600 secondes, elles n’avaient plus de définition dans l’espace temps mais n’étaient plus qu’un simple nombre par rapport à un autre ! Et, je suis sure que vous serez d’accord avec moi, 10 est bien plus petit que 24, alors, pourquoi sans faire, moins de la moitié à faire, pfffffffff, bagatelle !

Sauf que même si le moral est remonté, même s’il fait jour, même si je marche, plus que je ne cours maintenant, en compagnie de Isa, alias Le Piou et Jean Paul, des UFO, en compagnie du Bagnard, de Chtigrincheux et de Roger, et les autres, il me faut tout de même refaire un passage chez les ostéo, je ne peux plus balancer mon bras droit, la douleur est terrible ! Comme il faut souffrir pour aboutir…

Et le mal ne suffit pas, la pluie et le vent se ré invitent à notre balade, il ne manquait plus qu’eux, franchement, je vous jure, y-a des fois, on serait mieux à la maison, devant la cheminée ! Le circuit est une vraie piscine, il faut faire de sacrés écarts pour éviter les mares ! Laurent est de nouveau sur le parcours, fait quelques tours avec moi avant de retrouver ses collègues pour 10H00, ça m’a fait plaisir de le revoir. Il y a un peu plus de monde sur la boucle que cette nuit mais la météo, j’en suis sure, en a dissuadé plus d’un !

Pour le repas du midi, une bonne purée nous était proposée, la classe l’organisation. Dans l’après-midi, le verre de bière m’a fait grand bien. Voyez, même sur une course, on peut toujours profiter des bonnes choses de la vie…

J’ai retrouvé Pierre qui a passé une nuit exécrable, avec les sorties de boîte de nuit, il est accompagné d’un jeune de notre école de prévention qui a tenu à faire quelques tours avec moi, merci Florian. En plus, il a tenu compagnie à Pierre pour le reste de la journée.

L’après-midi, ce sont mon filleul et un neveu qui ont fait un bout de route avec moi, trop contente la tata.

L’ambiance est très chaleureuse malgré cette météo plus que capricieuse, puisque nous reprendrons une bonne douche, normal, cela fait parti de « l’expérience » !

Les pompiers de LENS, qui ont assuré la liaison avec PARIS en courant, sont venus faire leur tour également dans le jardin, accompagnés par un groupe de musiciens, wouah, cela a fait chaud au cœur de les voir avec nous.

Vers 17H00, un copain, qui se met à la course à pied est venu me rejoindre pour finir avec moi, sauf que nous n’avons fait qu’un tour en courant, les autres ont été assurés en marchant, cela ne l’a pas gêné, il était tellement content de partager ce moment avec moi, ce qui fut réciproque d’ailleurs, merci Rudy ! Pierre nous a retrouvé pour le dernier ¼ d’heure, j’étais la femme la plus heureuse sur terre à ce moment présent, fière d’être avec mon homme pour cette fin de mon premier 24 H, à l’occasion du Téléthon !

Et puis d’un coup, plus rien, si bien sur, comme de coutume, ma larme, non, mes larmes à l’arrivée, avec cette fierté d’être allée jusqu’au bout, même si je me suis accordée des pauses, alors qu’au départ, je ne le voulais pas. J’étais vidée, marquée, mon corps me faisait mal mais j’étais dans la tête tellement heureuse, excitée et très zen à la fois, avec cette sensation d’avoir rempli ma mission correctement, celle de me découvrir !

Merci à toute l’organisation, merci à tous les participants, les bénévoles, les spectateurs pour m’avoir permis de réaliser mon rêve. Vive les UFO et les KIKOU !!!!!!!!

Merci à ma famille, mes amis, mes collègues, les jeunes du COPS, qui m’ont soutenue.

Une ligne également pour Olivier et Pierre-Louis qui eux, se sont attaqués à l’Origole et qui ont franchi la ligne d’arrivée, je suis super fière de vous avoir pour amis. Ils ont marqué leurs points pour l’inscription à l’UTMB, maintenant, on va croiser les doigts. J’ai promis, si vous êtes retenus, je serai avec vous, car bénévole sur la course, et oui, c’est ça les potos…

Pierre a assuré le rôle du kiné le soir en rentrant et c’est vrai que je n’ai pas à me plaindre des bobos. Bon Ok, je serai sage quelques jours, mais, et c’est marrant, autant ce samedi, courir ne me tentait plus, et bien là, oui, j’ai hâte d’y retourner !!!

Je termine mon compte-rendu ce mardi et je peux en plus vous donner mon classement. Je voulais finir ce premier 24H, je l’ai fait ; je rêvais de faire aux alentours de 140 Km, j’ai fait 138.240, je suis super contente.  Et puis ce matin, j’ai eu le classement, je suis 2ème féminine, et finis 15ème sur 41 partants.

Alors, devinez quoi, l’année prochaine, il y aura un nouveau 24 H organisé par l’Assemblée Nationale, et bien, j’y serai, oui, c’est trop bon, trop fort, trop, trop, trop long peut-être, mais tellement vrai, tellement … Je ne trouve plus les mots, alors, venez avec moi les copains et vous comprendrez, vous vivrez,  tout ce que j’ai pu essayer de vous faire passer au travers de ce TRES LONG CR, mais bon, c’était un 24H……….

Affaire à suivre.

Si vous voulez zyeuter, c’est par là :

 

http://picasaweb.google.fr/Izavoineuse/24HTelethon?authkey=Gv1sRgCLrgr-uss4XxFQ#

 

En attendant le prochain mot, sportez vous bien.

 

 

Iza, heureuse de la vie tout simplement

Par Iza
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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /2009 09:32

Oups, plus ça va et .... plus ça va !!
Oui, je me sens bien, il n'y a que la météo qui m'inquiète, surtout les prévisions pour samedi. Lorsque l'on a changé de parcours, je me suis dit "chouette, on quitte le bitume et les pavés pour un sol souple", mais c'était sans compter sur la pluie, oui, oui, il y aura sans doute un peu de boue !! Mais c'est bon pour la peau, alors...


Pour me rassurer, je me dis que l'on va arroser les belles plantes, que je ne suis pas en sucre et puis que cela fait partie de "MON EPREUVE" afin de réaliser mon rêve. Alors, qu'il pleuve, qu'il neige, qu'il vente, de toute façon, j'y serai, foi d'IZA. D'autant que les organisateurs ont connu bien des soucis et rien que pour les remercier de s'être "autant décarcasser", on se doit d'y être.

J'ai la chance de ne pas travailler ces deux derniers jours, histoire de me poser les jambes un maximum, merci mon chéri.
J'ai attaqué les glucides lents et un bon saladier de riz au lait à la cannelle m'attend, cela hume bon dans la cuisine. Et je bois, je bois, je bois de l'eau bien sur pour une bonne hydratation.

Côté physique, je me sens bien, le talon a l'air de vouloir tenir, les genoux sont OK, les muscles tout pareil.
Côté tête, les boutons sont au vert, je me sens prête à tourner un maximum de tours dans le jardin des Tuileries, sur ce petit circuit de 500 mètres. Et puis, à l'initiative de "Fend la Bise", alias Frédo, mes petits jeunes du Cops m'ont fait un petit mot d'encouragement que je vais bien sur emporter avec moi, cela fait chaud au coeur, je ne pouvais verser ma larme devant eux mais ce fut dur !! Merci à vous les jeunes, et comme promis, il y aura une heure de course pour chacun d'entre vous, je vous adore.






Voilà, peut-être un autre mot avant le départ, peut-être que Pierre vous donnera des nouvelles régulièrement mais de toutes façons, je vous tiens au courant.
Juste une dernière chose et je vous laisse, on n'oublie pas que ces 24H sont pour le Téléthon, vous connaissez ma position par rapport à la maladie, le handicap, oui, je vais courir pour la recherche car il ne faut jamais perdre espoir, alors, je terminerai pas un terme bien connu, une reprise :

                                                                           "3637, on compte sur vous"

IZA, qui va tourner, tourner...

Par Iza
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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /2009 11:20

S – 2 : Le CR

 

Pour cette semaine, trois sorties comme prévues avec au final 30 Km en  3 H 26 à savoir :

Lundi : Repos

Mardi : Soirée Tapis, avec une bonne vidéo sur de l’alpinisme dans l’Arc Alpin, belles images qui aident à se booster, la montagne, ça me gagne… Au final, 10 Km en 1H 10.

Mercredi : Repos

Jeudi :  Sortie avec Frédo dans la nuit, nous avons refait le parcours de l’Ekiden, soirée souvenir-souvenir ! Frédo s’est même trouvé un surnom course à pied, je vous le donne de suite, c’est Frédo « Fend la bise », oui, oui, elle est toujours aussi motivée ! Au final, 9 Km en 1H10.

Vendredi : Repos

Samedi :  Courses avec le caddy

Dimanche :  Bricolage et sortie sur le tapis pour la dernière de la semaine, avec 11Km et 1H06, tranquille ;

Pour cette semaine, pas de photo, je sais, c’est triste mais c’est comme ça !

 

Voilà, c’est la dernière ligne droite avant vendredi. Les nerfs ont été mis à dure épreuve cette semaine, la course a failli être annulée, suite à un désistement. Mais les organisateurs, qui doivent avoir des cheveux blancs après tous ces évènements, ont été géniaux ! Nous sommes associés aux 24H de la Bourse et pouvons donc courir comme prévu, OUFFFFFFFFFFFFFFF.

Le départ est avancé à 18H00 et nous allons nous amuser dans le Jardin des Tuileries, avec une boucle autours du grand bassin et un aller-retour sur l’allée principale, bref, une boucle de 500 mètres ! On y croit, ce sera dur, mais on y croit !!


En attendant le prochain petit mot, sans doute avant le départ ce vendredi, bonne semaine et sportez-vous bien.

 

Iza, ça monte, ça monte…

Par Iza
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 18:49

Allez, j'ose, Bastien ne m'en voudra surement pas ! C'est son CR, après Sa Course à la Réunion, Félicitations à lui, et pour vous, non, pour nous, Y-A PLUS QU'A REVER OU SE PREPARER, n'est-ce pas Denis....

La diagonale des fous !

Un grand raid très rude. (150 km avec 18000 m de dénivelé positif et négatif)

 

Ce raid qui traverse l'île de La Réunion reste l'une des courses les plus difficiles au monde. Sa particularité tient à son parcours hors norme, sauvage, accidenté et très technique poussant l'organisme à un effort presque inhumain, sachant que l'épreuve s'effectue non stoppe (de jour comme de nuit) dans un délai limité à 64 heures.

Cette diagonale des fous aura été particulièrement difficile pour les raideurs. La faute à une météo capricieuse qui aura douché pas mal d’espoirs dans les premiers kilomètres de course.

 

Une course qu’il faut aborder avec humilité, détermination et qui doit se gérer intelligemment suivant son niveau. En quelques lignes, voici le récit des moments vécus au fil des étapes.

CAP-Méchant- le Volcan (le départ).

Les dernières minutes d’attente sont intenses, une année de préparation, beaucoup de sacrifices et voilà enfin cette aventure si proche !

00h00 le 23 Octobre, c’est parti ! Le peloton s’élance à travers la rue principale de Cap-Méchant, encouragé par des centaines de supporters. 2,8 km de route et le peloton s'engage sur une piste qui monte à travers les champs de cannes à sucre pendant 11 km, sous une pluie battante pour rejoindre la route du Volcan. Les conditions sont difficiles, nous sommes trempés de la tête au pied mais le moral est là.

La nuit du Volcan.

Premier changement de terrain important, boueux, glissant, la montée est régulière, très technique, on pénètre vraiment dans l’ambiance du Grand Raid. Cette longue ascension nocturne vous dépose à 2350 m d’altitude. La clé du départ est la prudence ! Il ne faut pas brûler de cartouches inutilement. Le peloton est encore compact et des ralentissements se produisent, il faut rester calme et concentré car la route est encore bien longue !

Après 30 km, à droite du sentier voici la gueule béante du cratère, nous foulons maintenant les laves noires du Piton de la Fournaise. Une vue magistrale sur lever du soleil s’offre à nous, le moral est toujours là !

Puis la boue disparaît pour faire place à un relief plutôt favorable, toutes les conditions sont réunies pour courir enfin !

Le ravitaillement du volcan arrive après 7 km : boissons chaudes, soupes etc……L’alimentation est aussi la clé de la réussite de cette épreuve.

Après avoir déroulé pendant 14 km environ, voici le mur vertical du rempart de Sainte Thérèse (160 m positif sur 1 km). On quitte les laves noires pour entamer une descente de 5 km pour 500 m négatif, puis 5 km de plat, mais si !

On parvient à Mare à Boue avec 50 km dans les mollets, pas de fatigue apparente, le moral est toujours là et le beau temps s’invite enfin ! (gros poste de ravitaillement).

Nous repartons pour 12 km de montée régulière et prenons à nouveau 900 m positif sous le brouillard et l’humidité.

On entre progressivement dans la forêt primaire, encore 2,5 km pour rejoindre la caverne Dufour, point culminant du GR à 2434 m. S'en suit une descente raide et technique, très glissante où beaucoup de concurrents se sont malheureusement blessés.

Voilà la mi-course, 69ème Km, Cilaos tout est prévu (médecin, kiné, repas).

C’est maintenant que la course commence .

La nuit est tombée, nous descendons la cascade de Bras Rouge et l’on attaque maintenant un des juges de paix du GR le col Taïbit 4 Km avec 800 m de positif. C’est là que certains organismes commencent à craquer, des concurrents dorment avec leur couverture de survie sur le bord du sentier, d'autres se reposent sur des pierres. Une ambiance particulière règne, le calme prédomine cette nuit étoilée.

La fatigue est présente et quelques hallucinations apparaissent après plus de 25 heures sans dormir : les pierres bougent, les ombres ressemblent à des géants.

Nous entrons pendant un long moment dans le cirque de Mafate. Site que tout le monde craint. Aucun moyen de locomotion n'est possible, nous sommes livrés à nous-mêmes et ne pouvons compter que sur la solidarité, la volonté, le courage et la motivation.

Nous enchaînons une succession de petites montées jusqu’à la descente vers l’école de Roche Plate au 95ème km, le jour se lève.... ouf ! les "géants" sont partis. On est entré ici dans la gestion de la longue distance, le mental prend petit à petit le relais.

Après Roche Plate, nous plongeons dans une descente technique, très abrupt vers la rivière de galets. Commence alors une montée de 2 km en lacets très raide, pour prendre 500 m positif à gérer avec calme et détermination.

Et à nouveau une succession de montées difficiles, de descentes techniques où l’on franchit des ravines sous un beau soleil.

Enfin, une dernière passerelle suspendue dans le vide à passer individuellement et l’on arrive au 110ème km (ravitaillement complet, dortoir….).

Les pieds commencent à chauffer, 32 heures de course, je n’ai toujours pas dormi et le moral n’a pas encore flanché !

Maintenant débute une longue descente caillouteuse qui rejoint la Rivière des Galets. Puis, enfin le poste stratégique de Deux Bras .

Une pause de 20 minutes est nécessaire pour straper les pieds en prévention de blessures. Le moral est toujours là après 40 heures.

C’est reparti ! On est au pied du dernier gros morceau : la montée de Dos d’Ane 7 km pour 800 m de positif avec 121 km au compteur. Il faut vraiment gérer ses efforts et concentrer son énergie. L'objectif premier est d'avancer, cette montée est redoutable mais le mental ne lâche pas !

Voici le village Dos d’Ane mais les hostilités ne sont pas finies ! Après avoir durement progressé jusque là, il faut encore remonter sur un sentier sinueux jusqu’à Piton Fougères pour trouver enfin la délivrance : les 19 derniers kilomètres .

Nous voici abordant la Plaine d’Affouche, une descente très technique où la vigilance est de mise aprés les 44 heures de course sans repos physiologique.

Puis Colorado, il reste 5 km ! Les plus durs peut-être, mais nous avons encore la force de relancer la machine. Plus rien ne peut nous échapper, l'arrivée est proche, les lumières du stade de la Redoute brillent.

 

Voilà c’est fait « moi aussi j’ai survécu à la diagonale des fous », telle est la devise des grands raideurs, celle qui est inscrite sur le tee-shirt de "finisher" tant convoité…..

 

Sur les 2700 engagés sur la ligne de départ, 1080 coureurs n’ont pu achever la course, ce qui représente 40 % d’abandon. Le vainqueur de l'édition 2009 chez les hommes est un métropolitain originaire de Savoie, Julien CHORIER en 22H09. Chez les femmes l'épreuve a été également remportée par une métropolitaine, LECOMTE Emilie, en 28H58 dans la catégorie senior.

 

Voilà c’est FINI.

Bastien

Par Iza
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