Comment vous dire, j’ai passé un début de semaine idyllique !
La vallée de Chamonix était là, face à moi, je n’avais qu’à profiter à plein de cet endroit merveilleux.
LUNDI : Après une nuit un peu humide sous la toile de tente, le réveil a été tranquille. Pierre était déjà debout depuis un moment
et Brooklyn, notre malinois, bien sage à attendre sa caresse du matin.
En fin de matinée, Arnaud nous a rejoints et nous avons filé sur Les Contamines pour manger dans un restaurant où je me suis retrouvée à côté de la table de Karine Herry, Scott Jurek ( il me semble ?!) et toute l’équipe venue en
reconnaissance sur le parcours. Je me suis fait toute petite, j’écoutais les conseils, buvais leurs paroles…. Je n’ai pas osé les accoster de peur de déranger, je crois que je le regrette un peu
maintenant.
Après ce moment exceptionnel, nous avons fait, bien humblement, une petite rando avec Arnaud, alors que Pierre s’accordait une sieste à
l’ombre. Une journée très cool, comme j’aime en passer de temps en temps, l’occasion de partager avec le fiston ! Mais le temps file trop vite et Arnaud a repris la route en direction de
CHATEL.
Nous, nous sommes dirigés vers VALLORCINE pour la nuit, sur le terrain de camping où passe la course. J’ai fait un bond en arrière dans le temps et je me suis revue en août 2007, alors que
« j’entamais la fin » du CCC. Mais rapidement je suis redescendue sur terre, un orage digne de ce nom, surtout en montagne, a éclaté. La nuit a été quelques peu agitée…
MARDI : Réveil humide une nouvelle fois, ce qui a fait dire à Pierre que ce soir là, ce serait au chaud et surtout au sec dans un
hôtel. Donc, après avoir essayé de tout essuyer et sécher, nous avons planché sur la fin du parcours de l’UTMB. Nous nous sommes mis d’accord pour nous retrouver sur Chamonix et c’est vers 10H30
que je me suis lancée en direction du Col des Montets et l’entrée du Parc des Aiguilles Rouges. Je tenais absolument à reconnaître cette partie, ayant lu sur différents forums que ce dernier
tronçon était costaud. Et je confirme, c’est bien du costaud.
Alors je me dis que, si j’ai la chance d’arriver jusque là (j’aurais plus de 140 Km dans les jambes), il me faudra vraiment être encore bien vigilante pour finir… Je ne sais si je me suis
rassurée ou plutôt, si je me suis fait peur (sic) !! En tout cas, j’en ai pris plein les yeux encore une fois. Comparée à la fin de parcours de l’année passée, celle-ci est Une Fin Féerique, digne de cette course qu’est l’UTMB !!!
Après ma petite balade, nous avons pris la route en direction de THONON pour y trouver un hôtel. Là, pas de problème, il est vrai que la
fréquentation n’est pas la même qu’à CHAMONIX ! On s’installe dans la chambre, on y apprécie le confort (Argh, société de consommation…) et pour pimenter le séjour, Pierre se retrouve bloqué
dans la salle de bain. (lui qui rêvait de cet hôtel depuis pas mal de temps, il a été servi ) ! Cela fera une histoire à raconter aux petits enfants, quand on sera bien vieux…
MERCREDI : Qui dit THONON, dit forcément CHATEL et donc le Fiston et Christelle. Alors, nous avons pris naturellement la route pour
nous mener dans cette belle vallée d’ABONDANCE. Une nouvelle fois, Pierre m’a laissée en route, pour me permettre d’avaler un peu de kilomètres et surtout du dénivelé. Donc, de La Chapelle
d’Abondance, j’ai pris la direction des Cornettes de Bise et de la Pointe d’Arvoin. Cela faisait très longtemps que je voulais courir dans ce secteur et ne regrette pas de l’avoir fait, c’est
superbe. La vue, sur la crête d’Arvoin côte Suisse est grandiose. La redescente vers le lac parmi les vaches est périlleuse si l’on veut éviter les bouses, mais sympa…
Bref, une sortie encore une fois de qualité à tout point de
vue.
Pour finir la journée, en compagnie d’Arnaud, nous sommes allés manger justement Aux Cornettes, à la Chapelle. Christelle, elle, avait une mission avec les moniteurs de ski de la station, un
défilé aux lampions sous la pluie, chouette métier…Nous avons levé notre verre en pensant à elle ! Ce restaurant, c’est un vrai délice, si vous
êtes dans le coin, il faut le faire absolument. Je l’accorde, ce n’est pas très diététique, mais qu’est-ce que c’est bon…..
JEUDI : Toutes les bonnes choses ont une fin, nous avons repris la route pour notre Bourgogne et son département de l’Yonne.
VENDREDI : Sortie relativement plate de 10 Km avec des accélérations en fin de programme.
SAMEDI : Mariage d’une collègue, et donc, entraînement sur la piste de danse jusqu’à 4H00.
DIMANCHE : J’ai profité de mon manque de sommeil pour accumulé une sortie à pied de 02H30 tranquille avec Végas et deux heures de
vélo d’intérieur. En courant, que du bonheur, surtout quand je sors avec ma chienne. Nous en avons profité pour courir dans les maïs, ce n’est pas évident du tout ! Je suis passée sur le
secteur de Notre Dame des Roches, j’en ai profité pour parler de Pierre et de ma course à la Sainte Vierge, qu’elle veuille bien m’entendre… A mon retour à la maison, j’ai enfourché le vélo
d’intérieur et suis « partie » pour 60 KM. Croyez moi si vous le voulez, mais je m’endormais sur ce dernier ! Encore une bonne expérience pour moi car je m’imaginais dans le même
état sur le parcours de l’UTMB !! La gestion du sommeil est une de mes grandes interrogations.
Oui, je vous confirme, les paysages ont bien changé !!!!!
Et bien voilà, c’est fini pour cette semaine. Je suis ravie de cette dernière. J’ai eu mal aux cuisses mais je suis tellement enthousiasmée. Mon talon me gêne toujours mais ce n’est pas grave.
J’ai hâte d’être au 29 août et en même temps, je veux savourer ces dernières semaines de préparation car je sais combien c’est difficile après, lorsque tout est fini. C’est pourquoi, je me
prépare déjà, quelque soit le résultat de l’UTMB, un nouveau défi. Bien sur, entre temps, il y aura les 100 Km de MILLAU où sont inscrits Denis mon petit frère et JP un copain. Je vais les
accompagner ou en vélo ou en courant, en fonction de mon état après CHAMONIX. Mais, après leur course, j’espère, je souhaite, j’imagine………
En tout cas, merci à mon chéri qui m'a emmenée sur CHAMONIX et CHATEL pour que je puisse m'entraîner alors que lui n'a pas la grande
forme.
En attendant le prochain petit mot, sportez-vous bien.
Iza, motivée
plus que jamais.