Tout comme Gilles, j’ai vraiment du mal à faire surface !
Il est vrai que durant quelques temps, la priorité a été Pierre, mon chéri, pour ceux qui ne le savent pas encore…Maintenant que le nouveau traitement est en place, on retrouve un rythme de vie plus « normal », on retrouve nos
marques.
Allez, petit retour en arrière pour faire le point.
Pas de courses officielles ni officieuses depuis la MEGATOFF, juste des sorties-entraînement. La plus difficile pour moi a été
un retour à la maison à travers les chemins, après une belle balade avec Karine, une jeune coureuse à pied qui découvre le trail. Je lui ai fait traversé un champ de colza, un peu surprise au
début, il ne me semble pas qu’elle m’en veuille… J’espère simplement que nous ferons d’autres sorties ensemble, c’était bien sympa !
Donc, après ces premiers 14 km, je quitte Karine et reprends les chemins, direction la maison. Le rythme est tranquille, la
foulée correcte mais surtout la météo est au beau fixe et le moral va avec. Seulement, après 12 km, le genou fait des siennes et la marche s’impose naturellement. Ce n‘est pas grave me dis-je, ce
sera une sortie rando-course.
Et puis, fait exceptionnel, quelques kilomètres plus tard, je craque, j’appelle Pierre pour qu’il vienne me chercher. Après
plusieurs tentatives ( hé oui, il était sur sa tondeuse, pas facile d’entendre…) nous réussissons enfin à nous joindre !
32 km de joie, bonheur et galère ont été effectués et c’est la première fois que « j’appelle au secours sur
une sortie ». Comme quoi, tout peut arriver, il ne faut jamais se surestimer. Sur mon carnet d’entraînement, cette sortie est notée en rouge, plutôt mauvais signe. Inutile de vous faire un
dessin sur l’ambiance à la maison après la douche, j’étais maussade !
Je me suis calmée un peu la semaine suivante et depuis cela va mieux. Je pense qu’en fait, c’est une épine calcanéenne sous le
pied qui se réveille et de fait, la foulée a été modifiée et c’est le genou qui en fait les frais. Rendez-vous est pris chez le podologue.
Sinon, quelques sorties en forêt dans la boue avec Végas, quelques sorties en côtes, bref, du bonheur à l’état
pur.
La cerise sur le gâteau a été quand Arnaud, le fiston, est arrivé pour une bonne semaine ; Il a été notre rayon de soleil.
Il a donc partagé naturellement quelques sorties course à pied avec moi, que ce soit en courant ou en me suivant en VTT, merci fiston, c’était bien, c’était chouette. D’autant que je lui ai
présenté mon circuit côtes, nous l’avons mesuré, c’est une boucle de 500 mètres entre montées et descentes, du vrai travail technique. Cela fait mal aux cuisses mais que c’est bon… Même lui, le
haut savoyard, a été surpris par le dénivelé et l’exigence du parcours.
Et puis, on reste en famille, ma petite mère nous a rejoints. Je vous arrête de suite, elle ne court pas, si ce n’est après le temps comme beaucoup d’entre nous. Mais si je suis un brin démesurée
dans mon sport favori, c’est qu’il y a des gênes. Imaginez une grand-mère bien élevée, âgée de 78 ans, qui fait de la descente en rappel et qui s’initie à la spéléologie, oui, oui, vous avez tout
compris, je tiens d’une maman touche à tout qui n’a peur de rien et qui, comme les scouts, répond toujours présent à ce qu’on lui propose, elle est TROP TOP !!! Mais où
s’arrêtera-t-elle ? Pour preuve, je vous mets les photos, quand je vous dis qu’elle est incroyable !
Maintenant que je me suis bien amusée, je dois me mettre à la tâche, à savoir attaquer ma préparation spécifique UTMB. Cette dernière débute cette semaine et va durer 16 semaines. Je m’en délecte
d’avance.
Pour finir, si je prends mon carnet, ce sont 878 km qui ont été engrangés depuis le début de l’année et 21652 mètres de dénivelé
positif cumulé, pas mal pour notre région. Plus je cours et plus j’ai envie de courir, je n’arrive pas à me lasser. On se sent tellement bien pendant, on se sent tellement bien après qu’on se dit
vivement la prochaine sortie !
Vraiment, je vous jure, si vous ne courez pas encore, allez-y, tranquille, pépère, humez toutes les senteurs, ouvrez l’œil sur
la nature qui jour après jour se transforme, écoutez tous les sons qui viennent à vos oreilles et remerciez la vie de ces moments de bonheur. Et peut-être que comme Didier, vous serez piqué du
virus et prendrez le départ d’un trail. Il est entré dans le cercle des coureurs passionnés, bienvenue à toi et à la prochaine sortie commune.
Voili-voilou, c’est tout pour aujourd’hui. En attendant la suite, sportez-vous bien.
C’était le petit mot d’Iza qui déjà, toutes les nuits, prend le départ de l’UTMB.